Sébastien Eugène décline sa méthode à l’échelle de l’agglomération
Après l’avoir appliquée à Château-Thierry, Sébastien Eugène transpose la méthode des feuilles de route à l’ensemble de l’agglomération. Son nouveau document recense 384 actions à engager dans des domaines aussi variés que l’économie, la santé, les mobilités, l’environnement ou les services de proximité. Une programmation ambitieuse, mais encore contrainte par les finances communautaires. Le président souligne que les comptes, longtemps dans le rouge, ont désormais retrouvé l’équilibre. Ce redressement reste toutefois insuffisant pour financer les investissements attendus. L’enjeu consiste maintenant à renforcer la capacité d’autofinancement de l’agglomération afin de pouvoir emprunter davantage et transformer progressivement ces intentions en réalisations.
L’agglomération veut préparer le terrain économique
Avec ces actions inscrites dans sa nouvelle feuille de route, l’agglomération place l’économie
et l’emploi au premier rang de ses priorités.
Un fonds de compensation de 500 000 euros doit notamment soutenir les projets agricoles de diversification et d’adaptation au changement climatique. La collectivité souhaite également proposer davantage de terrains “clés en main”, sur lesquels les études environnementales auront été réalisées en amont. Dans le Tardenois, la reconversion des friches industrielles doit aussi permettre d’accueillir de nouvelles entreprises sans consommer davantage de terres agricoles.
Des “maisons de l’agglo” pour rapprocher les services
Sur un territoire composé de 87 communes, l’accès aux services publics reste une difficulté quotidienne pour de nombreux habitants. L’agglomération souhaite donc créer des points d’accueil dans les principaux bourgs-centres. Ces « maisons de l’agglo » pourraient réunir accompagnement administratif, espace numérique, renseignements sur l’urbanisme et, à terme, information touristique. Le projet répond à un paradoxe car la fusion des intercommunalités a permis de mutualiser les compétences, mais elle a aussi éloigné certains services. L’objectif est désormais de retrouver de la proximité sans renoncer à l’organisation commune.
L’assainissement, chantier invisible mais considérable
Peu spectaculaire, l’assainissement constitue pourtant l’un des principaux défis financiers et environnementaux du territoire. Plusieurs stations d’épuration doivent être remises en conformité, tandis que près de la moitié des habitants ne sont pas raccordés à un réseau collectif. Pour ces foyers, la mise aux normes des installations individuelles peut représenter une dépense importante. L’agglomération prépare un schéma directeur afin de hiérarchiser les urgences selon les rejets dans le milieu naturel. Attendu en 2027, ce document devra préciser les communes pouvant espérer un réseau collectif et celles qui devront durablement conserver un dispositif individuel.
Le vélo cherche encore sa voie dans l’agglomération
La collectivité étudie la création d’une offre de vélos à l’échelle de l’agglomération, notamment autour de la gare de Château-Thierry. Le projet reste toutefois soumis à une étude de faisabilité et à l’évaluation des usages. Car le développement du vélo se heurte à une difficulté connue car sans itinéraires sécurisés, peu d’habitants abandonnent leur voiture ; sans cyclistes, les investissements paraissent difficiles à justifier. L’arrivée de la future véloroute départementale le long de la Marne pourrait changer la donne. Il faudra encore organiser les liaisons permettant aux communes voisines de rejoindre cet axe appelé à devenir la colonne vertébrale cyclable du territoire.



